Comme promis, je suis de retour et je tenais à donner mon avis sur le REFUS de Mme AUBRY qui décidemment prend
les militants pour des imbéciles et je pèse mes mots. En effet, Mme AUBRY nous a soumis le 1er octobre 2009, 11 questions dont la question suivante :"Donnez - vous mandat au Bureau National
pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire, des
circonscription électorales ?"
Mme Aubry suite à ce vote pour la RENOVATION du PS a appelé MM. FABIUS et DELANOE à rejoindre le bureau National du
PS. Ils ont accepté, nous en prenons notes. La même proposition a été soumise à Ségolène ROYAL mais elle a préféré refuser d'y rentrer afin de proposer Kamel CHIBLI, jeune élu issu de
l'immigration. Ségolène a préféré s'appliquer ses idées que de tenir des promesses . . . Depuis le Congrès de REIMS, Ségolène n'a cessé par sa volonté et sa détermination de faire monter
une nouvelle génération compétente aux responsabilités. C'est ainsi que dernièrement, elle a proposé en accord avec lui, Kamel à Mme AUBRY. Cette dernière a sèchement refuser sans dialogue
possible estimant que le quota pour la diversité était atteint.
Je tiens à rapeller que la France Métissée n'est pas un quota mais une réalité Mme AUBRY. Il n'y a plus de place
pour Kamel mais il y en a une pour Ségolène ? Où est la cohérence ? Soyons Fier de cette France Métissée ! Le renouvellement par la preuve c'est ce que propose Ségolène ROYAL.
La Rochelle ? Un tissu de mensonge ? Je l'espère pas en tout cas mais plus le temps passe plus cela se vérifie hélas
. . . Rénovation ? Chiche Martine ! Diversité ? Chiche Martine ? Parité ? Chiche Martine ! Le temps des prommesses est passé, passons à l'acte et pas comme Nicolas SARKOZY qui ne tient pas ses
prommesses !
J'appelle Martine AUBRY a accepté la proposition de Ségolène ROYAL de faire rentrer Kamel CHIBLI, mon ami, à la
direction du Parti Socialiste, sans cela, c'est un message négatif que les Français recevront. Je suis Fier de la France métissée, de sa richesse culturelle ! Kamel à la direction du PS
!
Merci.
Ci - dessous un message de Kamel CHIBLI et de Brahim ABBOU
:
“Par Brahim Abbou, conseiller municipal de Montpellier et Kamel Chibli, maire-adjoint de Lavelanet
Il existe une France qui n’hérite aucun poste de ses parents et aucun privilège de sa naissance, une France qui se
lève tôt sans gagner plus, travaille beaucoup et dépense moins. Il existe une France qui croit au partage, à l’école républicaine et au respect dû à chacun, une France qui ne se reconnaît pas
dans le mépris des salariés et la traque des immigrés, une France qui n’oppose pas la liberté et l’égalité, une France qui se bat pour le maintien et la qualité des services publics en milieu
rural et dans les quartiers populaires. Il existe une France qui croit que chacun doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.
Oui, il existe une France qui ne fait pas de la couleur de peau une injure ou de l’adresse une marque d’infamie. Une
France qui n’accepte plus le regard que les médias portent sur elle, ce ton tantôt brutal tantôt paternaliste qu’on emploie pour lui parler, le silence qui entoure ses efforts au quotidien alors
que le vacarme répercute à l’infini le superflu et l’accessoire pour faire diversion. Il existe une France qui se parle et s’entraide, s’écoute et dialogue dans les quartiers et les campagnes,
cherche ensemble des solutions. Une France qui réfléchit, innove, rêve à demain en retroussant ses manches.
Oui, elle existe, cette France de la fraternité. Nous la vivons, nous, au quotidien, à la base, dans ce pays qui
portait les espoirs de nos parents venus du Maroc et qu’ils nous ont appris à respecter, avec ces valeurs qu’ils nous ont transmises et qui nous ont permis de passer entre les gouttes acides de
la violence et du désespoir.
Ces valeurs largement partagées et notre foi exigeante en la République, nous les transmettons depuis bien des
années, d’abord à travers notre engagement associatif dans le quartier de La Paillade à Montpellier et le pays ariégeois, puis dans le monde politique. Nous avons rejoint la campagne de Ségolène
Royal en 2007 parce qu’elle portait haut et fort les valeurs de cette France métissée dont nous sommes fiers. Nous avions alors lancé l’Appel des Quartiers dont Cités d’Avenir est aujourd’hui le
prolongement.
Oui, nous sommes fiers d’être à ses côtés de jeunes élus fils d’ouvriers, Français à part entière et non
sempiternellement « issus de l’immigration » (1ére, 2ème, 3ème génération… jusqu’à quand ce renvoi à la seule origine ?), des élus engagés, volontaires, sincères dont le jugement compte autant
que celui de responsables plus capés.
Ségolène Royal a proposé que l’un d’entre nous, Kamel Chibli, entre au Bureau national du Parti Socialiste mais il
semble que la porte de Solférino reste obstinément close et le « renouvellement par la preuve » pas de saison. Nous croyons, nous, à la parole politique, à la force des mots simples et justes qui
touchent les coeurs, redonnent l’espoir et l’envie d’avancer, à la conformité nécessaire des actes et des promesses, loin des petits arrangements d’arrière-salle et des calculs d’appareil. Il n’y
avait, dans cette proposition, aucun machiavélisme mais une grande cohérence.
Cela a, semble-t-il, échappé au petit cercle des commentateurs et des acteurs de la vie politique qui, se croyant
perspicaces, prennent tout par le petit bout de la lorgnette, s’intoxiquant mutuellement sous le sceau des fausses confidences et des dîners en ville. Voilà comment la défection d’untel ou la
mise à l’écart d’un autre deviennent une soit-disant traversée du désert voire une descente aux enfers ! Voilà comment le commentaire des petites phrases tient lieu d’analyse politique et comment
3.500 personnes mobilisées à Montpellier sont ignorées car cela contredit le récit d’un petit monde très parisien.
Oui, nous avons été blessés par le traitement médiatique et politique de la Fête de la Fraternité que nous avons
organisée à Montpellier, le 19 septembre dernier. Blessés de voir le fossé entre ce que nous avons vécu et les commentaires qui ont suivi, sous la plume notamment de ceux qui n’y étaient pas.
Blessés qu’on préfère s’intéresser à quelques absents plutôt qu’à tous ceux que rassemblait ce jour-là la conviction qu’une France nouvelle est possible et que Ségolène Royal en porte les
valeurs. Oui, nous avons été choqués que pas un mot ne soit dit de nos débats sur l’éducation, sur la fraternité, et guère plus du solide discours politique de Ségolène Royal, de ses propositions
pour sortir de la crise et redresser le pays. Blessés de cette morgue narcissique mais renforcés par cette journée formidable que nous sommes fiers d’avoir réussie. Elle a décuplé notre envie de
persévérer, de persister et de signer, tête haute et plus que jamais aux côtés de celle qui a su regagner la confiance du peuple. Car le peuple, n’en déplaise à ceux qui le voient de très loin,
ce n’est pas un gros mot. Et parler au peuple, ce n’est pas être populiste, c’est redonner à la République son centre de gravité.
Alors oui, nous le signons à nouveau ce pacte de fraternité autour de Ségolène Royal et de Désirs d’Avenir. Nous y
mettons tout ce que nous sommes : notre histoire, le trajet de nos parents, notre volonté d’associer les habitants des quartiers à cette « révolution douce » qui ne se fera pas sans eux, notre
espoir et notre détermination.
Et nous appelons à nous rejoindre dans ce fraternel combat toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus et n’en
veulent plus des dégâts de la droite sarkozyste, de l’impasse et des divisions où elle entraîne le pays, de ses mensonges et de ses passe-droits quotidiens, de son incompétence au bout du
compte.
Beaucoup, aujourd’hui, ne croient plus un mot de ce que disent les politiques, de quelque bord qu’ils soient, et
éprouvent un terrible sentiment de fatalité parce que la vie est de plus en plus difficile et parce que l’avenir semble désespérément bouché. Beaucoup, aussi, se détournent de notre parti parce
qu’ils sont lassés de le voir prisonnier de ses querelles internes, obsédé de son pouvoir d’empêchement et oublieux de son devoir d’impulsion.
Au poison du seul contre tous et du repli sur soi nous voulons opposer le contre-poison d’une fraternité en actes.
Au sarkozysme destructeur des services publics et protecteur des privilèges, incapable d’anticiper, d’accompagner, de protéger efficacement, nous voulons opposer un large mouvement populaire,
citoyen, imaginatif et chaleureux, capable non seulement de s’opposer mais de proposer et d’ouvrir à la France un avenir partagé.
La droite sarkozyste est minoritaire dans le pays et, dans nos quartiers, le rejet est encore plus massif. Alors
n’hésitons pas : mettons nos intelligences et nos espérances en commun. Joignons sans exclusive les forces de toutes celles et tous ceux qui ont en commun ces valeurs de respect, de démocratie et
de justice sociale auxquelles nous sommes nombreux à croire. Et commençons par les mettre en pratique ici et maintenant dans un mouvement fraternel qui libère les énergies du pays et apporte des
réponses concrètes, collectivement réfléchies, aux attentes populaires et aux difficultés vécues par les Français. 2012, c’est demain. Et ça commence aujourd’hui. Cette France réconciliée avec
elle-même et avec l’action politique, forte des apports de chacun, nous la savons possible. Cette France nouvelle, bâtissons-la avec passion, sans nous préoccuper d’autre chose que d’aller de
l’avant et de tenir parole.”